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Le DÉSIR DE VENGEANCE et la JALOUSIE

Désir de vengeance:

En matière de vengeance, les pervers sont à la fois redoutables et en même temps déçus, car ils ne peuvent heureusement jamais accèder à une vengeance qui les satisfait. Ce qui est logique, puisque le mal est en eux et non en l'autre. Comme ils refusent de prendre conscience de leur mal, ils ne peuvent pas s'en débarrasser.

Le désir de vengeance est une réaction fonctionnelle "normale" et quasi systématique chez les narcissiques pervers. Ce désir apparaît lorsqu'une personne de l'entourage du narcissique débusque sa démarche et ses mensonges. Ce désir s'amplifie lorsque le partenaire fait remarquer au manipulateur qu'il ne relate pas la réalité ou lorsqu'il manifeste un désaccord avec lui. Ce désir de vengeance apparaît lorsqu'on le contredit et qu'on le met face à ses contradictions (il se sent alors dévalorisé, on a touché souvent sans le savoir un de ses récepteurs hypersensibles, générateur de violente douleur dont il a été question dans les pages précédentes) ou qu'il est confronté à ce que nous appelons ses mensonges ou à la la mythomanie.

J'ai personnellement vécu ce genre de situation. Je ne soupçonnais pas mon épouse de mentir et manipuler, j'étais dans l'ignorance totale de l'existence d'un tel processus. Un jour qu'elle racontait à une de ses nombreuses amies une situation banale de la vie courante, je me suis aperçu qu'elle maquillait la réalité. Lorsque nous nous sommes trouvés seuls, je lui ai fait remarquer , sans aucune arrière pensée, qu'elle s'était "trompée". Elle aurait pu me répondre: "Non, je me rappelle bien, c'était bien ça" ou encore : "Mais non, rappelles toi...ça s'est bien passé comme ça". De toute façon, la situation était tellement banale, qu'elle ne nécessitait pas une dispute. Au lieu de celà, elle a réagi instantannément par une violente colère et s'en est prise à moi par de violentes critiques. J'ai pensé que je pouvais avoir un souvenir défaillant et m'être trompé. J'ai oublié l'incident.

Ce genre de situation s'est reproduit. La seconde fois, le souvenir était plus précis et j'étais convaincu que son récit était faussé et qu'elle déformait les faits pour se mettre en vedette. Je n'avais pas tiré les leçons de la première fois !!! Je lui ai fait remarquer son interprétation fantaisiste de la scène qu'elle avait décrite. J'ai été confronté à une nouvelle colère et à un comportement très agressif assorti d'insultes: "Tu es vraiment un pauvre con, t'es une merde...etc...". Mais comme j'aimais ma femme, j'ai oublié. Et je n'avais toujours aucune idée du processus qui avait déclenché cette folie furieuse, bien qu'il ne m'avait pas échappé qu'elle avait une tendance quasi systématique à se mettre en vedette et a exagérer les évènements.

Puis il y eut une troisième fois, avec toujours une transformation de la situation a son avantage.  J'avais un souvenir précis de la situation transformée à son avantage pour se mettre en valeur. Lorsque j'ai voulu lui faire remarquer qu'elle avait modifié les faits, elle s'est mise dans une colère d'une violence qui m'a estomaqué. Elle hurlait, trépignait,  m'a insulté avec ses insultes préférés très dévalorisantes, incluant des insultes en arabe dont je connaissais à l'époque la signification violente et dévalorisante, elle a continué en me disant que "c'était la vieillesse qui me faisait ça et que j'étais devenu un vieux fou débile". Cependant je ne l'étais pas lorsque je l'ai sortie de son pays au péril de mon existence.

Ces trois situations ont eu un effet double: j'ai déclenché son désir de vengeance du fait que j'avais débusqué ses mensonges. J'ai certainement aussi déclenché la jalousie, car j'étais capable de manier la vérité et faire front au mensonge. Dans son esprit je lui étais donc supérieur.  Je pense que c'est à partir des ces trois situations qu'elle a commencé à penser au divorce, car elle a subodoré que je devenais impossible à maîtriser et manipuler. Cependant les manipulations on été bien plus vicieuses, mais ce n'est pas ici le lieu pour raconter ceci.

Le second effet est que j'ai pris conscience de ses mensonges et de ses manipulations. Ma démarche à la recherche de la réalité a commencé ce jour là. Ce fut une longue démarche qui m'a amené à acquérir les connaissances que j'essaie aujourd'hui de communiquer à ceux qui souffrent terriblement des même situations, car apprendre le fonctionnement des manipulateurs est indispensable si on veut sauvegarder son indépendance et son existence.

Très souvent dans une séparation la vengeance passe par une sanction financière de pension alimentaire la plus élevée possible pour nuire au conjoint réchappé de la catastrophe.

Témoignage :

Je ne savais pas à qui j'avais à faire en l'épousant. J'ai commis la maladresse de vouloir discuter, raisonner avec elle. Elle m'accusait de l'avoir frappée, ce qui est faux. Elle m'avait agressé mais j'avais eu la présence d'esprit de ne pas répondre. Elle a ainsi considéré que je faisais quelque chose qu'elle était incapable de faire.  Cela l'avait mise hors d'elle. Elle m'a dit plusieurs fois:

- Je me vengerai, je me vengerai.... ».
- Elle était obnubilée par cette idée de vengeance qui la rongeait.

Un jour elle m'a dit:

- Si tu ne me demandes par pardon, je divorce.

J'ai tenu bon, je lui ai répondu:

- Te demander pardon ? Mais pour quoi ?
- Pour ce que tu m'as fait....

- Je ne t'ai fait que du bien: je t'ai arrachée de ton bled au risque de me faire couper la gorge au début des années noires, tu me dois ta nationalité française, je t'ai payé ton magasin, tu m'as cambriolé mon compte bancaire, tu m'as ruiné... dis moi, si quelqu'un doit remercier l'autre ou lui demander pardon, qui doit le faire ? Toi ou moi ?

- Tu m'as battue …
- Faux, tu t'es automutilée.


Bien sur, l'accusation de coups était imaginaire, et dans ce cas comme dans la majorité des cas, la violence de son père avait brouillé les cartes, elle avait transféré sur le mari la responsabilité des violences du père. Le mari n'a jamais pu réussir à la faire aller plus loin dans son raisonnement, elle s'y accroche comme à une bouée de sauvetage. C'est d'ailleurs une bouée de sauvetage pour elle car la vérité pourrait la pousser à une confusion mentale bien pire, voire au suicide. Depuis cet épisode, elle a trouvé un concubin sur qui elle a mis la main ainsi que sur la famille de cet homme à qui elle a réussi à faire gober ses histoires. Il semblerait qu'elle berne le concubin, et lorgnerait peut-être sur l'héritage de la famille. Ca ne serait que la troisième fois puisque son propre aveu, elle a déjà fait subir cela à son premier mari, dans son bled.

Il y a un élément très important dans cette situation: la demande de pardon. Elle est injustifiée mais particulièrement violente. Si elle avait pu l'obtenir, elle aurait disposé d'une position de force absolument fantastique lui permettant de dominer et manipuler à sa guise: "Tu as demandé pardon, donc tu es coupable. Tu es un menteur et un manipulateur. Vous voyez les enfants, votre père est un menteur, il ne faut plus le croire".On voit comment ces personnes peuvent en manipulant les faits, en inversant les situations, rendre "crédible" une situation viciée. Si on ne comprend pas ce système, il est impossible de se défendre. Et on voit ici, la difficulté à démontrer leur démarche malhonnête et la longueur du texte et l'énergie qu'il faut y consacrer.

Il faut remarquer que ce genre de personne, n'aimant pas l'autre mais seulement ce qu'elle peut s'en approprier, a de grandes facilités à retrouver la victime suivante puisqu'il n'a pas de sentiments amoureux réels. Par contre, le conjoint qui aime vraiment, met du temps à oublier la trahison, la souffrance, le vol de l'argent, des biens et de la personnalité. Pour accéder à la résilience il faut du temps pour accepter, cicatriser, accepter la perte, ranger les souvenirs sur les rayonnages poussiéreux du passé et envisager de redémarrer une nouvelle vie. Bien heureux et courageux ceux qui y parviennent. Nombreux sont ceux qui n'y parviennent pas. Le pervers n'a aucun problème de ce genre puisqu'il n'aime pas, il fait semblant d'aimer.

Explication du terme résilience: Boris CYRULNIK, psychiatre, est le père de cette expression.  On s’en sert pour désigner la capacité de se refaire une vie et de s'épanouir en surmontant un choc traumatique grave. Il s'agit d'une qualité personnelle permettant de survivre aux épreuves majeures et d’en sortir grandi malgré l’importante destruction intérieure, en partie irréversible, subie lors de la crise.
La résilience correspond à un deuil. Les cicatrices sont toujours présentes, on a accepté les douleurs et on décide de repartir sur un autre chemin. La vie continue.

La jalousie :

Un extraordinaire texte de Tahar Ben Jelloun sur la jalousie, dans son livre  "Eloge de l'amitié ombre de la trahison" dans le paragraphe « de la trahison ».

Ce sentiment (note : la jalousie) de frustration ombrageuse vient du fait de ne pas admettre ce que l'on est et ne pas se contenter de ce que l'on a. Le jaloux est dévoré par l'envie, celle de vouloir être à la place de l'autre, et de glisser dans les plis d'un autre destin que le sien propre. L'envie est une souffrance, un déséquilibre qui mine l'espritr et le pousse à agir dans le cercle du malheur. On ne supporte pas l'idée qu'un autre jouit d'un avantage, d'un bien ou d'une reconnaissance que l'on n'a pas. On refuse le réel. On hait ce qu'il implique. On voudrait intervenir pour le façonner selon ses désirs, ardents, farouches, dont le but est de légitimer le déséquilibre qui masque une perturbation profonde. C'est une conduite d'échec et de faiblesse pathétique. De là résulte un sentiment de tristesse parce que l'on n'a pas obtenu ce que possède l'autre : talent, richesse, bonheur, santé ou simplement la sérénité de l'âme. Dans la jalousie il y a la convoitise et le désir malsain.

Comme toute maladie, la jalousie peut s'exprimer de manière psychosomatique : l'insupportable existence de l'autre devient une agression, le rappel permanent d'une bassesse enfouie, de l'incapacité à réaliser ce que l'ami a réussi. Son succès devient un affront, quelque chose d'intolérable qu'il faut détruire. Son existence même devient alors insupportable.

La jalousie, pour être humaine, n'en n'est pas moins injuste et inexcusable. Si l'on peut comprendre qu'un être malheureux perde la maîtrise de ses sentiments, on ne peut admettre qu'il piétine des valeurs aussi essentielles que la fidélité et la confiance. S'ACCEPTER TEL QU'ON EST N'EST PAS DONNÉ À TOUT LE MONDE. Ce peut être une grâce, ce peut être l'aboutissement d'un long travail sur soi, lorsqu'on s'approche de la sagesse. Seul celui qui se contente de ce qu'il a et qui réprime en lui le sentiment ombrageux de l'envie peut se dire qu'il n'est pas possédé par le démon de la jalousie.
….

La jalousie est l'une des faiblesses humaines les plus répandues. Certains la répriment et s'en éloignent, d'autres la cultivent et s'y vautrent, en font un mode de vie et un commerce quotidien."


Ce texte de Ben Jelloun est extraordinaire, dans le sens où, étant écrivain mais pas psychologue, il résume en quelques lignes et au détail près, non seulement le phénomène de la jalousie, mais aussi celui de la perversion narcissique.

Dans notre problématique de la perversion, il faut donc aussi tenir compte de la jalousie qui en est une composante indisociable.  La jalousie des narcissiques est en général compulsive et violente. Parce que leur structure mentale ne leur laisse percevoir qu'un monde où eux seuls on le droit d'être et d'avoir l'apparence du meilleur en tout, tellement leurs lacunes affectives sont immenses. Leurs souffrances (niées) les rendent jaloux jusqu'au ridicule de ce qu'ils n'ont pas ou ne sont pas. A la lumière de ce qu'on sait, on comprend que la liste de leurs objets de jalousie est sans fin.

Leur jalousie est souvent surprenante et les mène à des actes tout aussi surprenants, souvent complètement fous. Ils peuvent se rendre ridicules sans s'en apercevoir.

Mon épouse était jalouse et me faisait des reproches parce que je m'occupais bien des enfants et que les personnes dans la rue s'étonnaient qu'un père ait ce qu'il est convenu d'appeler "la fibre maternelle".  Les reproches étaient incessants: "Tu aimes bien qu'on te fasses des compliments hein ? Tu aimes bien montrer que tu sais t'occuper des enfants ? Tu aimes bien frimer...". Pour cette femme, s'occuper avec amour des enfants était réduit à l'état de façade, à la frime. Réaction "normale", car dans son esprit c'est à ça que ses enfants étaient réduits: à l'état de "faire valoir". Elle ne pouvait pas imaginer que je raisonne autrement car elle ne connaissait pas une autre raisonnement. Je ne voyais nullement les choses ainsi, je ne pensais qu'au bien être de nos trois filles que j'ai élevée depuis la salle d'accouchement. J'avais et j'ai toujours un véritable amour désintéressé pour nos filles, comme je l'ai eu pour leur mère. L'amour désintéressé envers ses enfants est pour un parent ordinaire un véritable bonheur. Je ne ne savais pas encore que pour une perverse les intérêts des enfants sont bien loin derrière ceux de leur mère qu'ils sont ainsi amenés à servir. Les enfants deviennent des faire-valoir, des prétextes pour se mettre elle même en vedette: "Vous avez vu comme je suis une bonne mère ? Vous avez vu comme je m'occupe bien d'eux?". Ceci cache le sous-entendu: "Dites moi que je suis quelqu'un de bien, dites moi que je suis au moins égale à vous et si vous le pouvez, dites moi que je suis mieux que vous".

Encore plus surprenant, mais qui corrobore ce que je viens de dire, tous les jours cette mère quémande aux enfants: "Dis moi  "maman je t'aime" ....". Et nos filles répétaient comme des perroquets: "maman , je t'aime". Peut-on raisonnablement demander à un enfant de dire une chose qu'il ne dit pas spontanément ? Peut-on le forcer à verbaliser une chose qu'il n'a pas forcémment encore conceptualisée ? Ceci démontre à la perfection que ces personnes ne pensent qu'à combler leurs manques, se contentent d'une façade, ne respectent rien ni autrui, pas même leurs propres enfants. Mais celà, il ne faut surtout pas leur dire, c'est normal d'après eux, ce sont les autres qui sont des "malades mentaux". Combien de fois ma femme m'a-t-elle traité de malade mental ?

Un individu normal peut désirer un bien possédé par autrui. Cela ne signifie pas qu'il est jaloux, mais seulement qu'il aimerait avoir ce bien à sa disposition.
J'aimerais beaucoup posséder un cheval, ça n'est pas pour autant que je suis jaloux de ceux qui en possèdent un. Bien au contraire, je me dis que s'ils ont pu en avoir un, alors ce n'est peut-être pas hors de ma portée. Alors, je vais admirer leur cheval et je fantasme !!!! C'est déjà un grand plaisir et surtout pas une jalousie.

Or la jalousie aboutit, sur le désir de vengeance. Mais dans mon cas, n 'étant ni narcissique ( enfin …. je crois.....pas totalement ni, surtout, maladivement !!!)  ni pervers, ni jaloux (ouf, j'ai échappé à ces terribles douleurs !!), je sais bien que même si je tuais le cheval de mon voisin sans me faire prendre ( pauvre bête !!! ), ça ne résoudrait en rien mon désir d'en avoir un. Comble de misère, je ne pourrais même plus aller carresser l'encolure de celui de mon voisin et lui apporter le sucre qu'il aime tant. Le PN jaloux est capable d'imaginer un stratagème pour faire disparaître le cheval. C'est une des raisons pour lesquelles certains conjoints peuvent en arriver à souhaiter la mort de leur victime et même à la mettre en scène. Cela peut aboutir au massacre des enfants, du conjoint, au suicide. ( Je parle ici de ce type d'actes dans le cadre de la PN, car la perversion narcissique poussée trop loin -on se trouve alors dans le cas de violences morales- peut amener le conjoint à ce genre d'acte par désespérance). La presse rapporte hélas trop souvent ce genre de situation atroce. Une personne ordinaire ne peut pas comprendre comment on peut perdre la tête au point de tuer ses propres enfants. Une personne ordinaire au contraire peut aller jusqu'à dire: « Je suis prêt à mourir pour mes enfants si cela était nécessaire ». Un pervers narcissique ne veut pas qu'on lui survive. Cependant, à ce sujet, il convient d'être extrêmemnt prudent dans l'analyse: le mal causé par le pervers sur son conjoint peut aboutir à une dépression profonde et à un suicide ou à un massacre de la famille. Dans ce cas, c'est, hélas, la victime du pervers qui est stigmatisé.

Le jaloux compulsif devient malade de jalousie lorsqu'il s'aperçoit qu'une autre personne possède quelque chose de plus que lui ou une chose qu'il convoite depuis longtemps ou qu'il pourrait lui enlever. Il peut être jaloux à en crever de l'intelligence de l'autre, des connaissances qu'il n'a pas, etc... C'est pour cela qu'il devient fou de rage, lorsqu'ayant demandé et obtenu le divorce, il constate que leur ex a refait sa vie et est heureux. Ca leur est insupportable, même si eux ont entre temps et depuis longtemps refait leur vie pour prouver leur valeur (façade...) car il leur faut toujours prouver.

D'ou vient cette jalousie ? Elle provient du fait que dans le contexte vécu, la moindre différence avec l'autre, ramène le jaloux à son vide intérieur et lui fait ressentir ce vide au centuple. Cette sensation de vide lui dit qu'il ne possède pas encore cette chose, qu'il n'est donc rien s'il ne l'a pas, il en a un « besoin » compulsif pour se sentir à égalité provisoirement en attendant d'avoir besoin d'encore plus pour se sentir supérieur. Il fera donc tout ce qu'il pourra pour obtenir l'objet de sa jalousie. Ce terrible phénomène transforme le désir ordinaire du commun des mortels en jalousie inmaîtrisable et dévastatrice. Le jaloux consomme inutilement une énergie phénoménale dans des sentiments déviants.

Les réactions résultantes de toutes ces déviances peuvent osciller entre les achats compulsifs de biens ou d'objets généralement inutiles ou disproportionnés avec la situation sociale ou financière de la personne et le vol. Là encore, le nombre d'act-outs imaginables est illimité. Ce qui est constant, c'est le besoin inmaitrisable, violent, d'obtenir une chose devenue provisoirement "indispensable". Et qui, aussitôt obtenue est rangée au placard de l'oubli alors que le jaloux a "besoin" d'encore d'une autre chose, qui subira le même sort.  Et on a vu que cela va plus loin , puisque la perversion s'en mêle. Ces personnes subtilisent  aux autres leurs qualités en les copiant et se parent de ces caractéristiques qu'elles pensent être aptes à les faire briller, les faire remarquer, les rendre "supérieures". Dans le même temps, elles rejettent sur les autres leurs propres actes déviants.

Petite anecdote vécue à propos des achats compulsifs:

Mr et Mme se promènent au marché. Mme flashe sur une chose absolument inutile mais très bling bling. Réflexion innocente de Mr:

- pourquoi tu achètes ça ? Tu sais bien que tu ne t'en serviras jamais ?
- Oh, mais ça fait rien, c'est mignon et c'est pas cher …..........

- Ca va nous embarrasser inutilement.

Mme prise dans ses contradictions se met en colère: (la réflexion innocente a touché un récepteur sensible, Mr a raison, elle le sait et ça entrave ses "bonnes raisons" qui justifient son achat. Mr et sa logique se mettent en travers de sa démarche, elle n'a aucune possibilité de contrer mais aucune possiblité d'admettre la réalité. Elle a la sensation d'être diminuée. Seule act-out possible à sa disposition: la colère, les insultes)

- Oh, je sais toi tu es radin, tu ne veux jamais rien acheter.


Mme refuse de considérer (ne peut pas considérer) l'hypothèse de l'achat compulsif inutile qui la ramènerait à ses douleurs. Pour ne pas avoir à envisager cette hypothèse, elle déplace le sujet de la conversation ( manoeuvre perverse ) et accuse rageusement Mr d'être radin ( non seulement elle rejette la faute sur Mr mais lui attribue une caractéristique inexistante qui le diminue).

Autre exemple:

« Si on aime on est forcément jaloux, si on n'est pas jaloux on n'aime pas ». Il leur faut bien justifier leurs déviances.
Ce qui signifie: moi je t'aime puisque je suis jalouse, toi tu ne m'aimes pas puisque tu n'es pas jaloux (on met le partenaire en porte à faux à partir d'une théorie déviante pour qu'il ne puisse pas se justifier). Cette théorie boîteuse est sans fondement, nullement démontrée, mais peu importe, elle l'utilise malgré tout.  Après cette auto-démonstration boîteuse, elle attaque en toute perversité en sous-entendant:" Ma jalousie prouve que je suis en bonne santé mentale", sous entendu, "toi tu es un malade mental puisque tu n'es pas jaloux." et toujours en sous-entendu:  "Tu vois bien que j'ai raison. Je t'ai eu pauvre type". On peut voir ce qui se cache derrière une simple phrase....

On est ici non seulement dans le domaine de la perversion mais aussi dans celui de l'hypnose. Nos hommes politiques utilisent ce système à profusion.  Un manuscrit sera consacré à cette question très importante, car l'hypnose bloque le comportement du cerveau et permet tous les abus. On peut très facilement s'en préserver.

En ce qui concerne l'amour, je vois les choses différemment: si j'aime je fais confiance. S'il y a confiance, il n'y a pas de jalousie, c'est le plus beau cadeau qu'on puisse faire à l'être aimé puisque qu'on lui laisse sa liberté d'avant.
S'il y a jalousie, il n'y a pas de confiance. Sans confiance il n'y a pas d'amour.  La jalousie, c'est retirer sa liberté au conjoint, c'est un acte grave de négation et de prise de propriété de la personnalité de l'autre, un véritable cambriolage. Donc la jalousie est le contraire de l'amour. On a bien compris que la jalousie est le désir de s'approprier l'autre sans lui demander son avis. Nombre d'entre nous ont vécu avec douleur ces situations ou le conjoint fouille le sac, le portefeuille, le répertoire du portable, fait des scènes sans queue ni tête, veut tout savoir du passé de l'autre pour s'approprier ce passé. En s'appropriant son passé, il veut le supprimer du souvenir de sa victime, véritable opération de lobotomie. Les manipulateurs naviguent dans un monde de contradiction.

Mais comment expliquer quelque chose à un pervers qui n'entend pas (qui est dans l'impossibilité d'entendre) ce qu'on lui explique ? Il s'accroche à son raisonnement qui le protège: « Si on n'est pas jaloux, on n'aime pas. » . Jamais il n'admettra d'envisager de réviser sa position. Il a un besoin compulsif de l'autre (pour s'en repaître), il est jaloux, donc il considère qu'il l'aime. Effectivement, il l'aime comme moi j'aime le beefteack !!! Comme l'autre possède des caractéristiques qu'ils considère supérieures aux siennes, ils est jaloux, donc il l'aime.... pour mieux le dévorer. Tortueux, n'est-ce pas ? C'est un véritable cannibalisme.

Tahar Ben Jellou l'explique très bien dans le texte ci-avant: la jalousie est une excroissance monstrueuse du manque de confiance en soi. Être jaloux n'a jamais empêché l'infidélité de l'autre, je crois même qu'elle peut dans certains cas y inciter. Tant qu'on n'a aucune preuve de l'infidélité, pourquoi être jaloux ? Si l'infidélité est constatée, ce n'est plus de la jalousie  qu'un individu non pervers éprouve, mais de la douleur.  Ce qui est une remontée du subconscient.... on n'y échappe pas !!!.


La jalousie est un sentiment qui fait perdre tout contact avec la réalité et gaspille une énergie considérable. Le plus souvent les jaloux ont des conjoints fidèles. Souvent les jaloux sont infidèles. Non seulement les jaloux n'ont aucune notion du respect du conjoint (tout leur est dù) mais ils doutent tellement de la fidélité de leur conjoint qu'ils prennent les devant et trompent préventivement de peur d'être trompés. Ils créent eux même et de toutes pièces les conditions de leur propre échec, qu'ils ne manqueront évidemment pas de reprocher au conjoint. Ma femme était d'une jalousie folle, totalement inimaginable. Elle me reprochait évidemment de ne pas être jaloux. Pour elle c'était une tare. Je me souviens de scènes ou je lui parlais d'un homme avec qui elle avait échangé des paroles, je lui demandais de quoi ils avaient parlé. Il n'y avait chez moi aucune arrière pensées, je ne pensais pas qu'elle pouvait me tromper. Elle  retournait la situation en mimant la plaisanterie: "Oooohhh mais tu es jaloux...!!!".  C'était pour elle une véritable jouissance de pouvoir enfin penser que je sois jaloux. Cela aboutissait à sa déception car je lui disais que je n'étais pas jaloux. Mais elle ne pouvait accepter cette déception. Elle continuait à faire semblant de se réjouir de ma jalousie.

Ce n'est que pendant la procédure de notre divorce que j'ai appris ses nombreuses infidélités, les noms de certains de ses amants. J'ai aussi appris que pendant notre mariage elle été tombée enceinte de l'un d'eux et avait fait une IVG qu'elle m'avait soigneusement cachée. Mais elle continuait à m'accuser d'infidélité.  Il est surprenant de constater à quel point l'être humain peut dériver.

Souvent aussi, les pervers sont jaloux de l'existence passée de leur conjoint. Ils s'efforcent alors de leur extorquer des renseignements d'apparence anodine. C'est un très grand danger car ils pourront par la suite utiliser malhonnêtement ces renseignements extorqués et les adapter à leur sauce perverse en les présentant sous un jour défavorable pour calomnier et les affaiblir. La mythomanie est là pour les aider.

Un jour mon épouse est rentrée alors que j'étais en conversation par MSN avec ma fille d'un premier mariage. Lorsqu'elle est rentrée, elle a voulu voir ce nous disions. Je parlais justement d'elle, de ses déviances et de ses mensonges. qui torturaient ma vie et celle de nos enfants. J'avais besoin de me libérer de ceci. Je n'ai pas eu le temps de fermer MSN avant qu'elle lise quelque mots. Elle s'est mise dans une terrible colère, a saisi l'ordinateur et l'a jeté à terre. "Ouffff a-t-elle dit, ouff.... c'est fini, je vais avoir la paix avec celle ci. Ouffff....". J'ai compris son acte ainsi: elle était jalouse de ma fille qui avait un bon père. Ma fille venait lui voler le père qu'elle tentait de reconstituer dans son mari. Le mari n'avait donc plus le droit d'avoir de contact avec cette "voleuse" de père qu'était ma fille. Elle, l'épouse, avait le droit de s'approprier le père, même par le moyen de violences.

J'ai aussi vécu cette situation, assez semblable dans son contenu à la précédente dans la mesure ou elle refuse à son conjoint le droit à une vie antérieure :

« Avant de me connaître, tu faisais comment ? Tu allais voir les prostituées ? » . Et mon épouse d'insister ignoblement sans répit des jours et des jours, espérant à force de lassitude obtenir un réponse « oui ». Peu lui importait que ce soit vrai ou faux, elle voulait à sa question une réponse « oui ». Pour me l'extraire elle a utilisé toutes les ruses sur l'oreiller: les paroles sucrées, la mise en confiance, le choix du bon moment, etc....

« Mais , ton copain et toi, vous vous connaissez bien et depuis longtemps.... et quand vous habitiez à Paris, vous fréquentiez des artistes homos, tu me l'as dit..... alors vous avez couché ensemble ? C'est pas possible autrement. Oh, tu peux bien me le dire quand même, je suis ta femme.... Tu n'allais pas voir les prostituées, il fallait bien que tu te soulages....vous avez bien essayé non ?.....Ca fait comment avec un homme ? ».

On remarque en premier la vulgarité des propos et des idées. J'ai une chance, je ne sais pas mentir, le mensonge me révolte. Je n'étais pas capable de dire "oui" pour lui faire plaisir afin d'obtenir la paix. C'est vrai que j'ai fréquenté à Paris un monde artitistique de très haut niveau, l'un de mes amis était danseur étoile dans un établissement connu dans le monde entier, un ami exquis. J'ai fréquenté des homos qui m'amenaient dans des boîtes homos. Je me suis beaucoup amusé avec mes amis homos, ils m'ont toujours respecté et moi je les ai respectés dans leur différence. Je suis très fier de mes fréquentations.

Même si j'avais eu des relations homos, cela n'aurait pas regardé mon épouse, c'était ma vie d'avant, elle l'avait acceptée en m'épousant. J'ai droit à un passé quel qu'il soit. Mais cette notion lui échappe, elle tente de cambrioler mon jardin secret. Dans ce jardin secret, il n'y a aucun secret inavouable et ça doit la gêner, elle voudrait le "repeindre à sa façon, y mettre des actes de son invention pour avoir enfin quelque chose à me reprocher. Elle est jalouse de mon irréprochabilité qui la gêne et la met en porte à faux. Elle n'a aucun respect de ma personne et de ce qui m'appartient. Quand à entrer dans son passé, il vaut mieux ne pas tenter l'aventure. Elle , s'arroge le droit de me cacher, de mentir outrageusement comme je l'ai par la suite découvert. Elle me refuse la réciproque. ….. Ignoble et impensable. Sauf pour elle.

Dans le cas de l'exemple ci-avant, elle mélange tout. Si j'avais été homo, je n'aurais pas eu quatre enfants, elle n'aurait pas pu m'aguicher,  je ne l'aurais pas sortie de son Algérie qu'elle appelait "un sale pays". Si mes réponses à ses questions avaient été « oui », d'une part celà ne la regardait pas, son insistance dénote un manque de respect total envers son mari. Mais évidemment elle ne pouvait imaginer que son mari dise la vérité, puisqu'elle, elle ment systématiquement. Il n'est plus possible de douter que les violences morales qu'ont subies ces personnes ont modifié les connexions du cerveau.
D'autre part, même si les réponses avait été le "oui" recherché à tout prix, il n'aurait surtout pas fallu que je les lui fournisse , car par la suite, la perverse aurait transformé les faits et s'en serait servie avec délice devant un tribunal: « C'est un déviant sexuel, il allait voir les prostituées pendant notre mariage et un matin je les ai trouvés dans le même lit avec son copain en train de faire l'amour. Mes enfants sont en danger avec ce fou pédophile ». Tous les éléments semblent y être. Sauf qu'ils sont mélangés à de honteux mensonges et dénaturés. La version passée à la moulinette perverse mythomane ne correspond plus à aucune réalité. Dans une situation comme cela, le conjoint tente d'expliquer, de justifier, de dénoncer. Erreur fatale, la justice commence à avoir des doutes...... Ma détermination à rester dans la réalité avec entêtement (!!) a permis d'obtenir le classement sans suite des plaintes pour attouchements sur nos filles qu'elle a déposées contre moi. Je me sens obligé de dire: mansongèrement et calomnieusement. Si j'avais faibli pour lui faire plaisir, je serais certainement ce jour en prison.

Eh oui... c'est vrai, je garde précieusement dans ma bibliothèque la photo dédicacée de mon ami danseur étoile en maquillage de scène. Cette photo la dérangeait dans sa vision tordue des choses. Pour moi c'est le souvenir d'un ami merveilleux, d'une gentillesse et d'une modestie incroyables malgré sa notoriété. J'avais libre passage par l'entrée des artistes, tout le monde me connaissait, je montais le voir dans sa loge. Il n'y avait dans nos bavardages aucune idée homo. C'était le temps des Paul DERVAL et Michel GYARMATHY, Franca DUVAL, Micheline ROINE, Yvonne MENARD. Mon ami a réglé une chorégraphie de "La Vie Parisienne" avec Jean-Louis BARRAULT au Petit Odéon, j'ai connu Victor Upshaw, les "Shows Upshaw" à la télévision ( http://bernard-hubin.fr/phpBB3/viewtopic.php?f=18&t=163 ) ou (  http://www.dailymotion.com/video/xlhslq_les-ballets-de-victor-upshaw-mah-na-mah-na-tv-1969_music ) , etc....  Mon ami Roger n'est plus. Je conserve de lui un souvenir très ému. Il y a quelque temps, je suis passé rue Saulnier devant l'entrée des artistes, en compagnie de ma fille aînée. La porte de l'entrée des artistes est toujours verte et au même endroit. J'avais les larmes aux yeux et la gorge serrée. Mais je ne suis pas homo. Si je l'étais, ça ne me gênerait pas de le dire.

Par la suite, mon épouse a déposé contre moi pendant des années des plaintes pour attouchements sur nos enfants, des plaintes pour pédophilie et même des accusations d'homosexualité. On est bien là devant une personne totalement déviante qui, dans sa rage de détruire n'hésite pas à tout mélanger, pensant manipuler la police en créant un mélange qu'elle pense explosif. Les plaintes ont bien évidemment été classées, les policiers ayant détecté sans peine la manipulation.


Tout ces évènements, aussi douloureux soient ils, ont tout de même un avantage pour qui sait décoder: on peut, avec pas mal de patience et de réflexion, en déduire grosso-modo quel pouvait être le mode de vie de la famille du pervers et de son entourage. Ses comportements sont la répétition de l'imprégnation qu'il (elle) a subi dans son entourage familial et social. Si une femme accuse sans cesse mensongèrement son conjoint ou ex-conjoint de pédophilie, d'agression sexuelle, d'attouchement sur les enfants, il y a de fortes chances pour qu'elle ait subi ce genre de violences ou en ait été témoin. C'est dans ces situations que la personne ordinaire dépasse définitivement le pervers narcissique en arrivant à décoder ce que l'autre s'imagine lui cacher soigneusement. Le mensonge est ingérable dans la durée, il transpire obligatoirement.

"Il était tellement menteur qu'on ne pouvait même pas croire le contraire de ce qu'il disait" Sacha Guitry.

Partant de ce principe qui a prouvé son efficacité, il faut avoir le réflexe de mémoriser le plus possible ce qu'ils disent et si nécessaire faire un petit cahier (à cacher soigneusement). On ne peut constamment mentir sans se recouper. Ils se recoupent très fréquemment. C'est d'une utilité incontestable par la suite, car forcémment , suite il y a et cette suite est forcémment désagréable.

Une dernière anecdote que j'ai vécue, absolument époustouflante:

Ma femme me dit: « Je t'aime, je t'aime.... »
Dubitatif et déjà bien échaudé je lui répond: « Mais alors, si tu m'aimes, pourquoi tu me fais autant de mal sans raison ? »
Dans un dernier sursaut, un dernier retour à la réalité elle me répond:
« Je ne sais pas pourquoi, mais dans ces moments là j'ai besoin de te faire du mal, c'est plus fort que moi. Pourquoi on se fait du mal ? Ca sert à quoi ? On n'est rien sur terre... ».




Son père venait de décéder, ça l'avait choquée, bouleversée, cet événement à provoqué un retour flash à la réalité. J'aurais pu croire qu'elle me manipulait. En fait, ce n'était pas le cas étant donné la réalité étonnante de sa réponse. Pendant quelques secondes, elle a cherché quelque chose. Elle n'a certainement pas pu supporter les douleurs que la disparition de son père risquaient de faire remonter du subconscient. Les défenses ont aussitôt fait leur travail. Je suis instantanémment redevenu le substitut du père, à battre à tout prix. Ce fut le dernier dialogue, le dernier séjour dans la réalité. Le retour à son état de perversité narcissique a immédiatement suivi et n'a connu aucune interruption depuis.


Plusieurs années après, j'ai appris une chose fort étonnante. Elle m'avait toujours dépeint son père comme un homme ignoble, violent, tricheur, sans amour. Une autre partie de la famille m'a décrit ce père tout autrement: "C'est faux, c'était un brave homme, mais c'est la mère qui a monté les enfants contre lui. Deux des enfants ne voient plus leur mère". A la lumière de cette information, j'ai alors pu dresser un tableau de la transmission de la violence morale et des déviances terribles: les enfants aiment leur père et ont besoin de lui. Mais la mère sème la haine et procède à un véritable lavage de cerveau. Elle interdit ainsi aux enfants d'aimer leur père. Dans le même temps elle pousse le père à bout pour provoquer et justifier disputes violentes et agressions. Elle peut ainsi prouver (artificiellement)  que le père est violent. Les enfants n'ont plus droit d'aimer leur père, le voient sous un jour qui n'est pas la réalité, ils sont désequilibrés. La situation aidant, leur père, découragé, est éloigné par les agissements pervers de la mère, les enfants sont en manque d'amour paternel, ils développent alors la haine du père. La mère perverse a ainsi semé la misère dans la famille en inversant la réalité de la situation. Aujourd'hui, mon épouse transmet à nos filles cette haine du père. Nn réalité, elle aimait beaucoup son père, il lui a énormément manqué, mais sa mère lui a interdit cet amour. Alors pourquoi ses filles à elle pourraient-elles avoir l'outrecuidance d'aimer leur père et de recevoir son amour ? J'ai réussi à faire avorter cette manoeuvre destructrice pour deux de nos filles, j'ai alors suscité sa haine, sa rage de me détruire.

On voit comment la perversité peut être transmise, héritée, innoculée d'une génération à l'autre.


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